Dans la série d’articles « j’ai peur de l’avion » nous allons parler plus précisément aujourd’hui de la peur des turbulences. 

Pour de nombreuses personnes ayant peur en avion, les turbulences sont toujours sujettes à des croyances angoissantes très fortes. 

Dans mes 30 ans de carrière chez Air France en tant qu’hôtesse de l’air puis chef de cabine, l’annonce que j’ai faite des milliers de fois « Mesdames, Messieurs, nous allons traverser une zone de turbulences, nous vous demandons de regagner votre siège et d’attacher votre ceinture de sécurité … »  a sans doute dû être un vrai cauchemar pour certains d’entre vous et parfois même un mauvais souvenir.

Pourquoi la majorité des personnes ayant peur de l’avion appréhendent les turbulences ? 

La majorité des personnes ayant peur de l’avion, soit plus de 30 % des passagers, appréhendent plus particulièrement les turbulences, car dans l’inconscient collectif les turbulences sont souvent associées aux accidents aériens.  

Les passagers anxieux ne sont pas suffisamment informés sur l’origine des turbulences et sur le risque minime qu’elles présentent pour la bonne  poursuite d’un vol. En effet, les turbulences réveillent des peurs qui n’ont aucune raison d’être, souvent par méconnaissance du fonctionnement d’un avion et des lois de l’aérologie. 

De plus, le stress aéronautique est principalement généré par des distorsions cognitives, des croyances erronées. En effet, la représentation imaginée est en décalage avec la réalité. Par exemple, lorsque le signal « Attachez vos ceintures » s’allume en phase de croisière, le passager anxieux s’imagine que de graves dangers s’annoncent. Il est incapable de prendre en compte les informations rassurantes et factuelles. Son impossibilité à agir sur la situation et le fait de ne pas avoir le contrôle dans cet environnement somme toute inconnu, accroît son anxiété.

Une autre erreur de raisonnement très  fréquente est de penser que le sentiment de peur est un signe de danger. La peur n’est que de la peur.

C’est pourquoi, Zen Avion Coaching vous propose 13 conseils utiles pour vous aider à mieux comprendre ce phénomène et ainsi démystifier ces zones de turbulences trop souvent synonymes d’inconfort, de stress, voir de crise de panique.

1/ Les turbulences sont elles dangereuses ?

Une grande partie de l’anxiété liée aux turbulences vient du fait que les gens supposent le pire, imaginent des scénarios catastrophes et pensent que les turbulences provoqueront la chute de l’avion.

Pour répondre complètement à la question « les turbulences sont elles dangereuses » ? La réponse à la question est NON, des turbulences ne causeront PAS le crash de votre avion. 

En réalité, très peu d’accidents d’avions sont réellement dus aux turbulences. On peut certes avoir l’impression que de nombreux avions se sont crashés ces dernières années. Cela s’explique par le fait que de plus en plus d’avions circulent dans l’espace aérien mondial et que, les avions étant de plus en plus gros, un crash fait forcément plus de victimes. Les rares accidents sont très médiatisés et les récits d’accidents ou d’incidents concernant les avions sont souvent truffés d’imprécisions, d’erreurs, voire de mensonges. Cela fait vendre ! Les médias tentent de rendre compte des accidents, mais ne sont pas toujours capables de donner des informations de qualité. L’aviation est un domaine complexe !

Dans les faits, il n’y a eu aucun accident d’avion de ligne commercial dû à des turbulences au cours des 50 dernières années. Concrètement, 2017 a été l’année la plus sûre jamais enregistrée depuis 1946 avec 10 accidents civils qui n’ont tués « que » 44 personnes. ; aucun de ces accidents n’avait été provoqué par des turbulences. 

L’ingénierie moderne et la technologie de pointe ont permis aux pilotes de mieux anticiper les turbulences, leur permettant d’emprunter des routes aériennes alternatives pour les éviter. De plus, l’amélioration de la conception des aéronefs modernes ont permis aux avions d’aujourd’hui d’être moins sensibles aux effets de la turbulence. Année après année, la technologie et les procédures aéronautiques sont devenues plus sûres au point que les turbulences ne sont tout simplement plus un problème de sécurité.

Une  autre croyance très ancrée dans l’inconscient collectif est de croire que l’avion et plus particulièrement ses ailes peuvent  se briser en traversant une zone de fortes turbulences et provoquer un crash: or il n’en est rien. 

Les avions, réalisés avec des matériaux en composite alliant divers métaux, bénéficient de normes de résistance capables de faire face à d’importantes pressions et sont conçus pour affronter de très fortes épreuves, forces et tensions. Une marge de sécurité importante est prise en compte dès la fabrication des avions pour que même de très sévères turbulences n’excèdent pas les limites de sa conception.  Les constructeurs testent régulièrement de nouveaux types d’appareils dans les pires situations possibles.

Sachez par exemple que les ailes d’un Airbus A380 peuvent subir une forte oscillation pouvant aller jusqu’à plus  6 mètres. Aucune turbulence ne peut être assez forte pour casser une aile d’avion dont l’extrémité est volontairement souple, permettant ainsi de fléchir et de s’adapter aux pires circonstances. 

Donc ne soyez pas inquiets, le point de torsion et de rupture n’est jamais atteint, même pendant les turbulences les plus sévères.

2) Comprendre le phénomène des turbulences 

Selon la définition la plus simple, une turbulence est un changement de débit d’air, un remous, qui n’est pas sans rappeler le mouvement des vagues et des courants maritimes.

Il existe trois sortes de turbulences : thermiques, mécaniques et celles dues au cisaillement du vent.

  • Les turbulences d’origine thermique : les courants ascendants et descendants créés par le déplacement de la chaleur sont à l’origine de la formation de certains nuages et peuvent être une source de turbulences.
  • Les turbulences d’origine mécanique : près du sol, les turbulences de frottements dépendent du relief (collines, bâtiments…) qui provoquent le freinage des flux de l’air (comme un rocher au milieu d’une rivière) ; l’air devient turbulent.
  • Les turbulences dues au cisaillement du vent : ce sont les plus imprévisibles et sans doute, les moins rassurantes. Les turbulences en ciel clair sont généralement dues au sillage d’un jet stream (courant de vent fort) que l’avion croise sur sa route. 

Si la turbulence fait suite à un orage, ce sera certainement au moment où l’avion monte en altitude ou redescend pour l’atterrissage. L’altitude de croisière d’un avion de ligne se situe très souvent au-dessus de la plupart des nuages orageux.

Les turbulences atmosphériques peuvent donc être causées par un certains nombres de choses. Qu’elle qu’en soit la cause, il est important de se rappeler que la turbulence est causée par un changement dans le flux d’air et non parce que quelque chose dysfonctionne au niveau de l’avion.

3/ Pouvons-nous éviter les turbulences ?

Vous vous demandez peut-être : avec toute la technologie disponible aujourd’hui, pourquoi devons-nous encore faire face aux turbulences ?

Pour deux raisons :

  1. Toutes les turbulences ne sont pas prévisibles
  2. Parfois, la turbulence prévue n’est volontairement pas évitée

La technologie aéronautique, dans une large mesure, nous permet de prévoir et donc d’éviter les turbulences.

Dans la phase de préparation d’un vol, des prévisions météorologiques avancées sont utilisées pour comprendre la météo et prévoir où et quand s’attendre à des turbulences.

Pendant le vol, les pilotes utilisent les informations météorologiques communiqués lors de l’élaboration du plan de vol, leur radar, les données des autres avions et les informations des contrôles de la circulation aérienne pour obtenir la dernière mise à jour et éviter les zones de forte turbulence. Les pilotes peuvent également ajuster la vitesse de l’avion ou changer d’altitude pour minimiser l’effet de la turbulence sur l’avion. 

Il arrive que les pilotes choisissent une route aérienne plus turbulente pour profiter du vent arrière et minimiser la consommation de carburant ou gagner du temps. Malheureusement, quelques fois au détriment du confort des passagers, jamais de leur sécurité.

Cependant, toutes les turbulences ne peuvent pas être prévisibles. Par exemple, une turbulence en ciel clair (causée par le courant ascendant thermique d’air sec) est très difficile à prévoir, car elle ne peut pas être vue visuellement ou détectée sur le radar.

Dans les cas où des turbulences sont prévues, tout ajustement de l’itinéraire doit être approuvé par la tour de contrôle. Parfois, pour diverses raisons, la demande est rejetée. C’est dans ces cas que le signal de ceinture de sécurité s’allume sans préavis et que les passagers sont invités à retourner à leur siège et à boucler leurs ceintures. 

4/ Qu’est-ce qu’un trou d’ air?

 Qui n’a pas déjà entendu ou même prononcé cette phrase « l’avion est tombé dans un énorme trou d’air »  lors du passage dans une zone de turbulence. 

Cette expression communément utilisée pour parler des turbulences vient du fait que l’on peut avoir l’impression de tomber ou de monter lorsque l’on traverse des turbulences. 

La turbulence peut déclencher une sensation de chute ou de flottement, mais il ne s’agit en réalité que de variations brutales de l’air.

Il faut bien comprendre que l’air est un élément réel, un fluide en mouvement  (comme l’eau dans l’océan)  mais invisible à l’œil nu.  Ce n’est pas le vide, il y a toujours une masse solide (composée d’azote, d’oxygène et d’autres gaz) sauf qu’on ne la voit pas. 

Imaginez-vous sur un bateau, lorsque vous sentez les vagues, votre cerveau peut les anticiper, car il les voit.  Parfois la mer est calme, parfois elle est agitée. C’est pareil pour les turbulences, il faut voir cela comme des vagues plus ou moins importantes. 

C’est pour cela que les « trous d’air », expression que l’on emploie fréquemment, n’existent pas. Comme il n’y a pas de trous d’eau dans l’océan. 

Contrairement aux idées reçues, les avions ne chutent jamais de plusieurs centaines de mètres. Ils descendent seulement de quelques mètres mais  assis  sur votre siège, vous ressentez ces mouvements de façon amplifiée et vous pouvez ainsi croire que l’avion a bougé bien plus qu’il ne l’a fait en réalité.

5/ Connaitre l’intensité des turbulences 

Les turbulences sont des phénomènes naturels prévisibles à 95% mais d’intensité très variable. En effet, le ressenti de la turbulence dépend de nombreux facteurs comme le type d’avion, la vitesse, l’altitude, les conditions météorologiques.

D’autres facteurs rentrent en jeu dans la perception de ces turbulences.

À turbulences égales et suivant la taille de l’appareil ou la place que vous occupez dans l’avion, le ressenti ne sera pas le même si vous êtes assis à l’avant (en business ou en première par exemple), au milieu ou à l’arrière de l’appareil.

Le ressenti personnel, le degré d’anxiété de chacun sont également très subjectifs. Le personnel navigant et les grands voyageurs sont habitués à traverser des zones de turbulences aussi ils n’appréhenderont pas cette épreuve de la même façon qu’une personne qui souffre de stress aérien.

Voici comment repérer les différents niveaux de turbulences quand vous êtes en vol et ses conséquences concrètes en cabine.

On peut en effet faire la différence entre les turbulences légères, les turbulences modérées, les turbulences sévères et les turbulences extrêmes.

Les turbulences légères

  • Peu chaotiques, les turbulences légères sont les plus fréquentes
  • l’avion est soumis à de petits changements aléatoires, d’assiette, d’inclinaison ou de cap.
  • Les consignes « attaché vos ceintures » s’allument et l’annonce de sécurité vous demande de vous attacher. Le personnel navigant vérifie en cabine que tout le monde soit bien attaché. 
  • Les sensations physiques sont légères, certains passagers se disent même bercés.  Les personnes les plus sensibles  peuvent avoir le mal de l’air. Pour info, sachez qu’il existe à présent des remèdes très efficaces contre le mal des transports.
  • Il n’y a aucune inquiétude à avoir, cette phase est couramment rencontrée durant un vol.
  • Elles représentent 95% des turbulences rapportées et peuvent parfois durer assez longtemps. 
  • Le service des repas ou des boissons continus
  • Votre verre d’eau sur votre tablette ne bouge pas, l’eau frissonne.

Les turbulences moyennes ou modérées

  • Lorsqu’elles sont modérées, les turbulences vous donneront l’impression d’être dans une attraction telle que les montagnes russes.
  • La turbulence est qualifiée de modérée lorsqu’elle engendre des changements d’assiette, d’inclinaison ou de cap plus importants
  • Le signal attaché vos ceintures est déjà allumé 
  • Il se peut que le commandant de bord fasse une annonce aux passagers et au personnel de bord
  • Le service est souvent interrompu et le personnel vérifie la cabine de l’avion.
  • Les sensations physiques sont supportables, mais quelque peu angoissantes. 
  • Votre verre d’eau glisse sur votre tablette. L’eau dans le verre remue fortement. 

Les turbulences fortes ou sévères

  • La turbulence est qualifiée de sévère lorsque l’avion est soumis à des changements brusques d’attitude ou d’altitude 
  • Ce degré est souvent précédé de la phase « turbulence moyenne »
  • Le commandant de bord fait une annonce « Ici le poste de pilotage, PNC assis attachés, turbulences fortes ». 
  • Le personnel s’assoit et met son harnais de sécurité dès qu’il entend la phraséologie d’urgence 
  • Si les voitures de services sont dans les allées, elles sont très vites rangées ou maintenues par le personnel avec l’aide des passagers.
  • Les sensations physiques sont fortes et très désagréables 
  • Votre verre d’eau tombe ou monte en l’air. L’eau déborde du verre.

Les turbulences sévères sont quant à elles très rares. Elles peuvent être à l’origine de secousses importantes à l’intérieur de l’appareil.

Les turbulences extrêmes

Ce degré de turbulences est extrêmement rare. En général, il ne dure pas longtemps, mais peut être très anxiogène pour tout le monde, passagers et personnels navigants. 

  • Vous pouvez être sérieusement blessés, voir projetés au plafond si vous n’êtes pas attachés 
  • Des blessures peuvent être occasionnées par des projectiles qui volent en cabine (sacs….) ou par la chute d’objet qui tombent des coffres à bagages. 

ExplicationLa fréquence
LégerLes objets en vrac dans les avions (sac a mains, bagages non arrimés) restent en place .Très commun . Il est probable que vous fassiez cette expérience sur de nombreux vols
ModéréLes objets non sécurisés sont délogés. Les passagers ressentent une sensations de ballotement sur leur siège et une certaine tension au niveau de la  ceinture de sécurité.Moins courant . Vous pouvez voler plusieurs fois sans même en faire l’expérience.
GraveOccupants projetés violemment dans leur siège ou contre les parois de l’appareil. Tension au niveau de la ceinture de sécurité.  Objets non sécurisés ballottés.Très rare . En moyenne, seuls les passagers volant fréquemment connaissent de fortes turbulences.
ExtrêmeL’avion est secoué violemment, des dommages structurels au niveau de la cabine de l’avion et des équipements peuvent se produireExtrêmement rare .La majorité des pilotes ne connaissent pas de turbulences de cette intensité au cours de leur vie.

6/ Attachez votre ceinture de sécurité 

Il est important de respecter les règles et d’attacher votre ceinture de sécurité chaque fois que le signal est allumé et il est particulièrement important de la garder attachée pendant les périodes de turbulences (ainsi que durant votre sommeil), peu importe à quel point la turbulence peut sembler légère ou plus forte. Attacher votre ceinture de sécurité minimisera l’impact et vous assurera de ne pas vous blesser ni blesser ceux qui vous entourent.

Notez que la plupart des blessures causées par des turbulences sont infligées à des membres de l’équipage parce qu’ils sont souvent les derniers à s’asseoir. Il est donc impératif en tant que passager de maintenir sa ceinture attachée pendant tout le vol en dehors des déplacements en cabine. En effet, il existe nous l’avons vu, des turbulences en ciel clair qui ne sont pas toujours prévisibles, et qui par leur soudaineté peuvent conduire à des accidents.

7/ Faites confiance à votre pilote

Non seulement les pilotes sont hautement qualifiés et formés de manière experte pour voler dans les turbulences, mais comme mentionné précédemment, les pilotes d’aujourd’hui ont également une excellente compréhension des conditions météorologiques pour chaque itinéraire de vol avant le décollage grâce à la technologie moderne.

Avant chaque vol, les pilotes étudieront un plan de vol et, si possible, modifieront leur cap pour éviter les zones de turbulence forte et assurer votre confort. 

8/ Choisissez le bon avion et le bon siège qui permet d’éviter les turbulences

Aucun avion ne peut vous garantir un vol sans turbulences. Il n’y a pas de règle ou de données spécifiques qui soutiennent qu’un modèle d’avion est meilleur qu’un autre pour faire face aux turbulences. Cependant, généralement, plus l’avion est grand, mieux il absorbe les turbulences. Par exemple, en raison de leur taille, des avions comme l’Airbus A380 et le Boeing 787 seraient deux des meilleurs avions pour faire face aux turbulences.

Bien que les turbulences soient parfois inévitables, vous pouvez pré-réserver un siège afin d’être assis dans une zone de l’avion moins affectée par celles-ci.

Les meilleurs sièges pour les turbulences sont à l’avant ou sur les ailes de l’avion. L’impact de la turbulence se fait moins sentir à l’avant de l’avion, car c’est au-delà du centre de gravité de l’avion. Alternativement, la turbulence est également moins perceptible près des ailes de l’avion puisque les ailes permettent à l’avion de rester en équilibre.

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9/ Volez à des moments où les turbulences sont moins fortes

En plus de vous asseoir dans certaines zones de l’avion, vous pouvez également envisager de voler à des moments où la turbulence a tendance à être moins sévère.

Prendre un avion tôt le matin est le meilleur moment pour voler afin d’éviter les turbulences. L’air est normalement beaucoup plus doux, car il est plus frais et plus dense. 

Le choix de la destination et de la saison jouent également un rôle. Les vols transatlantiques sont réputés plus mouvementés.

10/ Faites des exercices de respiration

Si vous rencontrez des turbulences et que vous vous sentez commencer à paniquer, contrôler votre respiration, notamment par la cohérence cardiaque est un excellent moyen de vous calmer et d’éviter toute détresse supplémentaire.

Laissez votre expiration être plus longue que votre inspiration pour vous aider à vous détendre. Inspirez par le nez et expirez par la bouche. Vos respirations profondes et longues stimulent votre nerf vague qui favorise un sentiment de bien-être général et de sécurité.

11/ Occuper votre esprit pendant le vol

Si les turbulences ne sont pas trop fortes, essayez de vous concentrer sur autre chose, comme lire un livre, jouer aux cartes, profiter des divertissements en vol ou même faire des mots croisés ou un sudoku. En forçant votre esprit à se concentrer sur des sujets faisant fonctionner votre intellect, le cortex prends le dessus sur votre cerveau émotionnel…

12/ Demander de l’aide ou du réconfort

J’encourage les voyageurs anxieux à se présenter lors de l’embarquement et informer l’équipage  qu’ils  ont peur des turbulences. Toutes les compagnies aériennes forment le personnel de cabine afin de s’assurer que les besoins des clients en matière de sécurité soient satisfaits. L’équipage pourra ainsi vous offrir l’attention supplémentaire et le réconfort dont vous avez besoin, mais surtout de vous prévenir de l’intensité des turbulences si tel devait être le cas. 

Je conseille également aux voyageurs anxieux de demander de l’aide et de se faire accompagner même à distance. Parler aux autres de votre peur est difficile à faire, mais parfois votre compagnon de voyage, votre coach ou l’hôtesse peut vous aider à vous assurer que vous êtes en sécurité. Ils peuvent être une caisse de résonance, vous rappeler la faible probabilité que quelque chose de grave se produise ou simplement être en mesure de reconnaître que les turbulences que vous subissez sont courantes et que tout va bien. 

13/ Parlez à un professionnel

Si vous craignez vraiment les turbulences, avant votre prochain vol et en fonction de vos besoins personnels, un médecin ou un coach spécialisé pourrait faire toute la différence. 

Votre thérapeute pourra vous conseiller des exercices respiratoires, de la relaxation, de la sophrologie, de la méditation et aussi des exercices d’exposition, propre aux thérapies comportementales cognitives (TCC). Cela dans le but de mieux gérer vos émotions, comprendre les déclencheurs de votre stress et vous enseigner des techniques de gestion de l’anxiété. 

Il existe d’autres moyens de gérer votre stress, tels le CBD, les fleurs de Bach ou d’autres médecines douce. 

Un professionnel de santé peut être en mesure d’identifier les problèmes sous-jacents qui peuvent avoir un impact sur votre expérience de vol, comme des problèmes d’ORL, le vertige… ou également vous prescrire des médicaments anti-anxiété et/ou anti-nausée qui vous aideront à surmonter la peur des turbulences. 

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Conclusion

La turbulence est l’une des choses la plus effrayante lors d’un vol, mais comprendre comment cela fonctionne peut vous aider à vous sentir plus à l’aise.

Dans cet article, nous avons appris que :

  • La turbulence est causée par des conditions météorologiques changeantes telles que le vent, les courants thermiques, les courants-jets et le sillage d’autres aéronefs.
  • L’intensité de la turbulence peut varier considérablement d’une turbulence légère à extrême, mais la probabilité de turbulences sévères est si faible que la plupart d’entre nous ne la rencontreront jamais.
  • La turbulence est certes inconfortable, mais elle ne provoque pas d’accidents d’avions. 

Alors, certes, les turbulences météorologiques constituent un fort désagrément, de l’inconfort et peuvent vous effrayer. Mais elles ne constituent pas un danger et jamais la sécurité n’est mise en cause. 

La prochaine fois que vous êtes sur le point de prendre un avion, rappelez-vous que la turbulence fait partie intégrante du vol, que pilote et personnel de cabine maitrise parfaitement ce phénomène, alors attachez simplement votre ceinture et profitez du vol !

Si vous avez apprécié ce post, rejoignez nous sur le blog de Zen Avion Coaching pour les autres articles de la série « j’ai peur » : 

-j’ai peur de faire une crise de panique dans l’avion

-j’ai peur d’être enfermé  dans un avion

-j’ai peur d’avoir peur 

j’ai peur d’un crash d’avion

j’ai peur de prendre l’avion depuis la covid 19

j’ai peur de conduire, pourquoi ?

j’ai peur du vide et des vertiges en avion

-j’ai peur de faire un malaise ou d’être malade à bord d’un avion

N’hésitez pas à nous adresser vos commentaires. Merci 

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